• Gabon | Discours du Chef de l’État à l’occasion de la Fête de la Libération 2026 (Intégralité)

    DISCOURS DE S.E.M. BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA,

    PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT, CHEF DU GOUVERNEMENT A L’OCCASION DE  LA FÊTE DE LA LIBÉRATION

    Source : Communication présidentielle

    ———–

    Gabonaises, Gabonais,

    Compagnons de la Libération,

    Mes chers compatriotes,

    Aimons ce pays comme Dieu nous aime.

    Notre amour incommensurable pour la Patrie et notre volonté de bâtir ce beau pays, ce Gabon nouveau, ne doivent jamais faiblir, même quand les perfides trompeurs nous jettent des pierres et répandent la peur.

    Gabonaises, Gabonais,

    Compagnons de la Libération,

    Mes chers compatriotes,

    Par l’adoption de la Constitution de la Cinquième République, vous avez consacré la célébration de la Fête de la Libération à la suite de celle de l’indépendance. C’est conformément aux dispositions de cette Constitution moderne que je me tiens devant vous, ce jour, pour célébrer avec vous et avec tous les amis épris de liberté, la nuit de la Libération du 30 août 2023. 

    Nous ne devons jamais oublier l’esprit du Coup de la Libération, qui ne s’est pas limité à la seule adoption d’une nouvelle Constitution, d’une loi électorale, d’un code électoral ou d’une loi sur les partis politiques, mais qui a été conçu pour corriger les dérives qui minaient notre société et pour extirper les impuretés qui compromettaient son équilibre moral et social. 

    Cet esprit, qui a guidé notre peuple dans sa quête de dignité et de justice, demeure une exigence. Il nous impose de poursuivre l’œuvre commencée, de bâtir une société disciplinée et responsable, et de rester fidèles aux valeurs qui fondent notre République.

    En ces instants qui marquent la commémoration du troisième anniversaire de cette journée, j’aimerais rendre un hommage appuyé à nos forces de défense et de sécurité, à tous ces enfants du Gabon réunis au sein du CTRI pour avoir mis en avant l’intérêt supérieur de la Nation. 

    Cette nuit historique a rappelé aux yeux du monde les valeurs cardinales qui fondent l’action quotidienne de nos Forces de Défense et de Sécurité, à savoir l’honneur, le courage, la discipline, la fraternité, l’esprit de sacrifice et la loyauté au service de la RépubliqueAujourd’hui encore, l’esprit du 30 août 2023 doit continuer à nous habiter pour maintenir le cap de la construction de notre pays,dans la paix, la concorde, la fraternité et l’unité nationale.

    L’espoir d’un Gabon digne d’envie est en marche sur l’ensemble de nos territoires.

    « Le 30 août nous a rendu la liberté de choisir; il nous impose désormais le devoir de réussir. »

    Peuple Gabonais,

    Compagnons de la Libération,

    Mes chers compatriotes,

    La célébration de la troisième édition de la Fête de la Libération dans la province de l’Ogooué-Ivindo n’est pas un hasard. En tout temps, cette province a symbolisé la résistance. 

    L’histoire nous enseigne que les résistances à l’occupation coloniale les plus importantes eurent lieu ici dans l’Ivindo. 

    Par ailleurs, je n’oublie pas que c’est ici, à Makokou, puis à Ovan que le vent de la Libérationd’août 2023 a connu ses premières manifestations avec la marche des femmes qui contestaient alors la précarité économique et le sentiment d’abandon politique de la province.

    C’est l’occasion de rendre hommage à toutes ces vaillantes femmes.

    Ces temps douloureux sont désormais révolus. L’heure est à présent, au développement de la province, à l’image des édifices que nous venons d’inaugurer :

    – Le Commissariat de Bouée, 

    – La Mairie d’Ovan, 

    – La Mairie, la salle polyvalente et le marché de Mekambo, 

    – Le bâtiment administratif flambant neuf, 

    – La Banque pour le Commerce et l’Entreprenariat du Gabon (BCEG), 

    – Le marché des femmes, 

    – Les logements pour les cadres et fils de la Province, 

    – L’hôtel Ivindo Palace, 

    – La construction du lycée et l’internat de redressement de Maïga, 

    – La réhabilitation du château d’eau de Makokou et l’installation d’une nouvelle station de production d’eau potable revampée d’une capacité de 100 m³/h, soit le double de la capacité actuelle,

    – La réhabilitation du Lycée Alexandre SAMBAT et l’aménagement de quelques voiries de la Ville de Makokou, illustrent ma volonté de ne jamais abandonner cette province. 

    Je n’oublie pas de reprendre les travaux de l’Ecole des Métiers du Bois de Bouée. Cependant, je me réjouis du début des travaux de construction du Lycée de la Lopé.

    Peuple Gabonais,

    Compagnons de la Libération,

    Mes chers compatriotes,

    Depuis ce jour, nous avons engagé le travail de redressement et de modernisation de l’État.

    La transformation de notre pays ne se fera ni par des déclarations, ni par la seule volonté d’un homme.

    Elle impose des institutions solides, des lois justes, une administration responsable et forte, et des citoyens engagés. Certaines réformes peuvent inquiéter parce qu’elles modifient des habitudes, remettent en cause des intérêts ou demandent des efforts nouveaux.

    C’est pourquoi j’exige de l’administration qu’elle écoute avant de décider, qu’elle explique avant de mettre en œuvre et qu’elle corrige lorsque la réalité le commande. Réformer ne signifie pas gouverner loin du peuple, c’est préparer l’avenir avec lui, dans son intérêt.

    J’entends les inquiétudes des travailleurs et des partenaires sociaux. Le droit de grève et la liberté syndicale seront respectés dans le cadre fixé par la loi. Le dialogue doit être sincère, permanent et utile. 

    L’État doit écouter et négocier de bonne foi ; les partenaires sociaux doivent porter des    propositions responsables et préserver la continuité des services essentiels. 

    Le dialogue ne peut devenir le prétexte à la paralysie du pays, pas plus que l’autorité ne peut servir de prétexte au refus d’entendre. J’assurerai à la fois le respect des libertés, la continuité de l’État et la poursuite des réformes indispensables.

    Dans le Gabon que nous voulons bâtir, l’égalité devant la loi est un principe constitutionnel. Aucun pan de la société ne peut s’y soustraire. Qu’il s’agisse d’un membre du Gouvernement, d’un magistrat, d’un avocat, d’un haut responsable civil ou militaire, d’un médecin, d’une sage-femme, d’un agent de l’État ou d’un opérateur économique, chacun doit désormais répondre de ses actes.

    « Le corporatisme ne doit pas prendre le pas sur la responsabilité. »

    Gabonaises, Gabonais,

    Compagnons de la Libération,

    Mes chers compatriotes,

    La libération se mesure également dans l’amélioration de la qualité de vie des citoyens. À cet égard, la santé demeure une priorité absolue de mon action.

    Je veux rendre hommage aux médecins, infirmiers, sage-femmes, techniciens, personnels administratifs et agents d’appui qui, souvent dans des conditions difficiles, tiennent nos établissements de santé.

    Leur engagement honore la Nation. Leurs difficultés doivent être entendues et leurs conditions de travail améliorées. 

    C’est pourquoi j’ai décidé d’apporter un appui exceptionnel au secteur de la santé en investissant 44milliards de FCFA dans le renforcement du plateau technique national et 6 milliards de FCFA pour la réouverture des restaurants au sein des structures hospitalières, auxquels s’ajoutent une enveloppe supplémentaire de 5 milliards de FCFA destinés aux prestations de la CNAMGS. Ces secteurs sontchers à mon projet de société.

    « Aussi, en retour, j’attends de vous une meilleure qualité de service. »

    L’État poursuivra ses investissements, mais chaque franc généré par un établissement de santé doit être retracé et employé avec rigueur. Notre objectif est de prévenir les irrégularités et de replacer le malade au centre de toutes nos actions.

    J’instruis à cette occasion les membres du Gouvernement de mener une réflexion sur l’harmonisation des quotes-parts issues des recettes propres générées par les structures hospitalières civiles et militaires. 

    Peuple Gabonais,

    Amis de la Libération,

    Le Coup de la Libération que nous avons mené le 30 août 2023 nous impose également d’envisager des réformes courageuses de notre Fonction Publique.

    Dans le cadre de l’audit récemment initié, près de 62% des dossiers examinés sont en situation irrégulière et attendent une décision de l’administration. 

    Les chiffres révèlent de très nombreux cas d’abandonde poste. Un tel niveau de dysfonctionnement constaté en seulement 2 mois sur un périmètre limité, confirmel’urgence d’une réforme de la Fonction Publique.

    Aussi, la révision du cadre statutaire des agents publics est en cours ; ce nouveau texte permettra un fonctionnement plus adapté aux exigences de la Cinquième République.

    Les conditions d’avancement et de reclassement se feront sur des bases objectives, transparentes et équitables. La compétence, le mérite, l’engagement et la qualité du service rendu doivent être reconnus. Aucun agent ne doit être oublié faute d’appui.

    « Le mérite doit être notre boussole, et l’équité notre règle. »

    Gabonaises, Gabonais,

    Compagnons de la Libération,

    Mes chers compatriotes,

    C’est ici l’occasion de rappeler à notre jeunesse que la Libération impose une prise de conscience. 

    L’entrepreneuriat n’est pas seulement un accomplissement personnel, mais l’engagement de bâtir des entreprises solides, capables de laider à sortir de la précarité et de porter le développement national.

    C’est dans cette optique que nous avons créé la BCEG afin de soutenir l’initiative des jeunes Gabonais en leur offrant des conditions préférentielles d’emprunt et de remboursement. Cet instrument est destiné à stimuler l’initiative privée et à renforcer la croissance nationale.

    Or, certains bénéficiaires, qui ont pourtant reçu l’appui de l’État, refusent aujourd’hui d’honorer leurs engagements. Une telle attitude passéiste compromet la crédibilité de nos politiques publiques et empêche le développement du secteur privé. 

    Car l’entrepreneuriat repose sur la confiance : celle de l’État envers ses citoyens, des institutions financières envers les entrepreneurs, et de chacun envers ses propres obligations.

    L’État prendra ses responsabilités : les mécanismes de suivi et de contrôle seront renforcés, et les manquements sanctionnés.

    Il n’y a pas de développement sans rigueur, ni d’entrepreneuriat sans loyauté envers la Nation et les institutions qui les soutiennent.

    Mes chers compatriotes,

    En instituant la levée et la descente des couleurs, ainsi que le port du pagne chaque vendredi, j’ai voulu faire de ces gestes des actes de fidélité à la Nation. Ils affirment notre identité et traduisent l’exigence de loyauté que nous devons à la Patrie.

    La Libération se vit et se matérialise chaque jour.

    L’État continuera de fixer le cadre, d’apporter son appui aux collectivités locales et d’exercer un contrôle rigoureux sur la mise en œuvre des engagements pris.

    La date du 30 août est un jour de mémoire qui nous rappelle d’où nous venons, mais aussi un jour d’espérance qui nous dit où nous voulons aller.

    Nous voulons bâtir ensemble une nation libre, unie, souveraine et prospère, où chaque enfant peut rêver grand, où chaque travailleur vit dignement de son travail, et où l’État protège et accompagne.

    « Le 30 août 2023 a forgé notre patriotisme et a fait de nous un peuple libre; notre discipline fera de nous un grand peuple. »

    Que Dieu et les mânes de nos ancêtres bénissent notre peuple, protègent notre Nation et accompagnent le Gabon vers la paix, la justice et la prospérité.

    Vive la Cinquième République!

    Vive le Gabon!

    Honneur et fidélité à la Patrie!

    Je vous remercie.

  • À la CNR : « L’allocution du 16 août du Chef de l’État n’est pas un discours sur l’état de la Nation »

    La récente sortie de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) au sujet de l’allocution présidentielle du 16 août invite à nuancer son aplomb.

    Vouloir transformer une adresse à la Nation prononcée à l’occasion de la fête nationale en un exercice exhaustif de reddition de comptes, avec bilan chiffré de l’ensemble de l’action publique, relève d’une confusion des genres.

    La question n’est pas de savoir si le Gouvernement doit rendre compte de son action. La question est de savoir dans quel cadre cette reddition de comptes s’exerce.

    L’allocution du 16 août était une adresse du Chef de l’État à l’occasion de la fête nationale. Elle pouvait naturellement évoquer certaines réalisations, rappeler des orientations et fixer des perspectives. Rien ne permet pour autant d’en faire un bilan exhaustif de l’action publique.

    La Constitution prévoit un cadre distinct pour l’évaluation globale de la politique de la Nation : le discours sur l’état de la Nation.

    Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a d’ailleurs prononcé son premier discours sur l’état de la Nation le 15 juin 2026, devant le Parlement réuni en Congrès.

    La CNR est libre de réclamer davantage de chiffres ou de résultats. Mais elle ne peut transformer cette revendication politique en obligation attachée à une allocution commémorative sans en établir le fondement institutionnel.

    Il convient également de souligner que le Président de la République, alors Président de la Transition, avait engagé dès janvier 2024 la relance de la fonction de planification, avec l’objectif de permettre à l’État et aux citoyens de disposer d’une vision prospective et de données statistiques fiables, capables d’éclairer et d’orienter les politiques publiques.

    Autrement dit, le besoin de disposer de données fiables n’est pas né de la critique de la CNR. Il était déjà au cœur de l’action engagée par le Chef de l’État dès janvier 2024.

    L’élaboration de l’Étude nationale prospective « Gabon 2050 » (ENP) et de différents instruments de planification, notamment le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, témoigne de cette volonté de disposer d’une vision structurée et chiffrée de l’avenir du pays.

    L’actualité en apporte une autre illustration concrète : la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, a soumis les données provisoires du Recensement général de la population et du logement (RGPL) à la Cour constitutionnelle, qui l’a auditionnée le 12 août 2026, avant de déployer ses équipes de contrôle sur le terrain.

    Cette procédure illustre une exigence élémentaire : les données destinées à éclairer le débat national doivent d’abord être établies, vérifiées et contrôlées.

    Lorsque le document aura été finalisé, les citoyens disposeront, au moment opportun, d’une série d’informations chiffrées permettant d’alimenter plus utilement le débat public sur la démographie, l’habitat, la santé, l’éducation, l’économie, la natalité, la mortalité, les infrastructures et bien d’autres sujets.

    Au-delà de la production des données, le contrôle de l’action publique relève lui aussi de mécanismes institutionnels précis. C’est au Parlement que les représentants de la Nation peuvent interpeller le Gouvernement, examiner l’exécution des budgets et contrôler les politiques publiques, notamment dans l’éducation, la santé, les infrastructures ou l’économie.

    Si la CNR estime que certains résultats doivent être expliqués ou contestés, ces mécanismes existent précisément pour cela.

    La CNR gagnerait donc à inviter ses « élus » disposant de mandats électifs à utiliser pleinement ces leviers.

    Pour la bonne compréhension de nos compatriotes, il est utile de rappeler que la liberté de critiquer demeure entière. Mais il faut distinguer le droit de commenter de la prérogative institutionnelle de contrôler.

    Une tribune politique, fût-elle celle de la CNR, ne devient pas une procédure de contrôle parce qu’elle réclame des comptes.

    Les données publiques ne dépendent pas des seules prises de parole présidentielles. Elles sont produites et consolidées par les administrations et les services techniques de l’État, qui demeurent accessibles aux citoyens.

    Encore faut-il leur adresser des demandes formelles d’information, plutôt que de privilégier la polémique ou la recherche d’effet médiatique.

    L’allocution du 16 août n’était donc pas un discours sur l’état de la Nation. Elle n’avait pas à en reproduire le format.

    La bonne pédagogie républicaine consiste à utiliser les voies légales — administrations, ministères et Parlement — plutôt qu’à faire croire aux citoyens que le Président de la République, au-delà des cadres prévus par la Constitution, devrait se plier, à chaque prise de parole, à un exercice de reddition de comptes dicté par les exigences du moment politique.

    Les institutions ont leurs cadres. Les administrations ont leurs procédures. Le débat politique a ses exigences.

    À chacun, donc, de jouer son rôle — dans le respect des institutions de la République.

    Etienne Francky Meba Ondo dit Meboon

  • Crise de l’eau à Libreville : Le Gouvernement lance l’opération « État d’urgence de l’eau »

    Libreville, le 1er juillet 2026 — Face aux difficultés récurrentes d’approvisionnement en eau potable dans la capitale, le Gouvernement a officialisé aujourd’hui le lancement d’une opération d’envergure baptisée « État d’urgence de l’eau ». Une décision forte, prise au lendemain d’échanges directs entre la Présidence de la République et les agents de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG).

    Après une rencontre au Centre de Formation Jean Violas, où les agents de la SEEG ont reconnu les dysfonctionnements internes et exprimé leur volonté d’accompagner les réformes structurelles, l’exécutif a choisi de passer à l’action immédiate. Cette initiative vise à répondre, sans délai, aux besoins urgents des populations du Grand Libreville.

    Une logistique déployée sur le terrain

    Sous l’impulsion de la Vice-Présidence de la République et du ministère en charge de l’Accès universel à l’Eau et à l’Energie, une vaste logistique est mise en place. Avec l’appui opérationnel des Forces de Défense et de Sécurité, l’opération « État d’urgence de l’eau » déploie 55 camions-citernes pour desservir les quartiers les plus touchés.

    La distribution couvrira un large périmètre géographique, incluant :

    • Nzeng-Ayong
    • Akanda
    • Owendo
    • Le Centre-ville
    • Akébé
    • Bikélé
    • Glass
    • Lalala
    • Et bien d’autres zones d’habitation.

    Une baisse drastique du coût pour les ménages

    Soucieux de garantir un accès équitable à cette ressource vitale, le Gouvernement a imposé une mesure de régulation tarifaire immédiate. Le prix de livraison d’une cuve d’eau, précédemment fixé à 10 000 francs CFA, est désormais ramené à 3 000 francs CFA.

    Pour faciliter l’accès à ce service, des numéros verts seront mis à la disposition des habitants en fonction de leur zone de résidence, permettant ainsi de centraliser les demandes et d’optimiser les rotations des camions.

    Transparence et engagement sur le long terme

    Afin d’éviter tout détournement ou entrave au bon déroulement de l’opération, les autorités ont annoncé la mise en place de « mécanismes de contrôle rigoureux ». Le Gouvernement appelle les populations à la vigilance et à la collaboration avec les agents déployés sur le terrain.

    Au-delà de cette réponse d’urgence, cette opération marque une étape dans la volonté affichée des autorités de transformer le service public de l’eau. Pour le Gouvernement, il ne s’agit pas seulement de pallier une pénurie conjoncturelle, mais de réaffirmer l’accès à l’eau potable comme un droit fondamental pour chaque citoyen gabonais.

  • Santé au Gabon : 18 milliards de francs CFA pour moderniser le plateau technique national

    Libreville, le 1er juillet 2026 – Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé ce jour, au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d’Owendo, une cérémonie d’envergure marquant un tournant décisif dans la modernisation du système de santé gabonais. Avec une dotation d’équipements biomédicaux estimée à 18 milliards de francs CFA, le Chef de l’État réaffirme sa volonté de placer la santé publique au cœur du développement national.

    Cette dotation massive, destinée aux établissements sanitaires sur l’ensemble du territoire, vise un objectif clair : renforcer les plateaux techniques pour améliorer drastiquement la qualité des soins et la capacité de diagnostic des structures publiques.

    Pour les autorités gabonaises, cet investissement stratégique ne se résume pas à une simple acquisition de matériel. Il s’agit d’une composante essentielle de la politique de modernisation des infrastructures, visant à rapprocher des services de santé performants des populations, tout en optimisant la prise en charge des patients.

    Le Maire de la commune d’Owendo et le Ministre de la Santé, présents lors de l’événement, ont salué cet effort financier majeur, y voyant une traduction concrète de l’engagement présidentiel pour le bien-être des Gabonais.

    Au-delà de la livraison des équipements, c’est un message de responsabilité et de rigueur qu’a adressé le Président Brice Clotaire Oligui Nguema au corps médical et aux responsables hospitaliers. S’il a tenu à saluer le dévouement quotidien des professionnels de santé, il a également posé des conditions strictes pour la réussite de cette réforme.

    Le Chef de l’État a haussé le ton concernant la gestion des ressources hospitalières, dénonçant avec fermeté :

    • Le détournement de médicaments : Le Président a condamné l’utilisation illégale, dans des structures privées, de médicaments destinés aux hôpitaux publics. Il a rappelé que ces ressources appartiennent exclusivement aux patients.
    • La culture de gestion : Il a insisté sur l’impératif d’une gestion transparente, d’un entretien rigoureux du matériel flambant neuf et d’une traçabilité accrue des stocks.
    • L’accueil des usagers : L’amélioration de l’accueil et des conditions d’hospitalisation a été érigée en priorité absolue, le Président liant la qualité des soins autant aux équipements qu’à la gouvernance interne des établissements.

    La cérémonie a également été marquée par la proximité habituelle du Chef de l’État avec ses concitoyens, illustrée par une écoute attentive accordée à une compatriote sur place, pour laquelle il a immédiatement ordonné une prise en charge adaptée.

    Avec ce déploiement, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema confirme son ambition de transformer durablement le système de santé gabonais. Ce chantier ne repose pas uniquement sur des infrastructures modernes, mais nécessite, selon lui, un changement profond des mentalités au sein des institutions. L’objectif est clair : garantir à chaque Gabonais un accès à des soins modernes, accessibles et efficaces, tout en instaurant une culture de performance durable au sein des hôpitaux.

  • [Tribune] | « Un Gabon répressif ? » Chiche ! Quand la caricature ne résiste pas aux faits !

    Par Etienne Francky Meba Ondo dit Meboon (Communicant)


    Depuis la présidentielle d’avril 2025, qui a officiellement clos la période de transition avec l’élection incontestée du Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, le Gabon avance.
    Pourtant, certains cercles semblent vouloir rester bloqués dans un récit anachronique, s’obstinant à dépeindre notre pays sous les traits d’un régime répressif.

    C’est à cet exercice de style, aussi laborieux que déconnecté de la réalité institutionnelle, que certains se sont livrés dans un article récemment publié par France 24, intitulé : « Au Gabon, l’hostilité croissante du pouvoir envers les voix critiques ».

    Il existe un adage bien connu dans le domaine de la communication : une certaine presse fera toujours la « une » sur le train qui déraille, tout en ignorant obstinément les milliers d’autres qui arrivent à l’heure et en bon état. C’est exactement ce biais qui est à l’œuvre ici.

    Tandis que quelques observateurs s’évertuent à isoler des faits divers pour crier à la censure, ils occultent volontairement une réalité structurelle majeure : le classement de l’ONG Reporters sans frontières (RSF), qui place le Gabon à la 43e place mondiale sur 180 pays, en faisant le leader incontesté de la liberté de la presse dans la zone CEMAC. Ce n’est pas une opinion, c’est une donnée mesurable ; il est ironique de voir des contempteurs du pouvoir ignorer cette avancée historique pour se focaliser sur des polémiques stériles.


    Cette soif de victimisation atteint des sommets de comédie numérique lorsqu’il s’agit des réseaux sociaux. Certains activistes, champions du harcèlement et de l’insulte, voient leurs comptes suspendus et crient immédiatement au complot étatique.

    C’est oublier, dans un élan de mauvaise foi flagrant, que Facebook, TikTok ou autres plateformes ne sont pas des extensions de l’administration publique gabonaise, mais des entreprises privées régies par des conditions d’utilisation strictes.

    Il est crucial de dissiper ce malentendu : le signalement de contenus est un droit civique fondamental, mis à disposition de chaque utilisateur pour garantir la sécurité et la courtoisie des échanges. Lorsque ces réseaux sociaux suspendent un compte, ils ne font qu’appliquer leurs propres règlements suite à une violation constatée par leurs services de modération. L’État n’a strictement aucune prise sur ces décisions techniques.

    Si ces voix étaient moins occupées à déverser leur fiel et respectaient les règles élémentaires du vivre-ensemble numérique, leurs comptes seraient probablement toujours actifs.


    Pour s’en convaincre, il suffit de regarder notre paysage médiatique réel : sur des chaînes comme TV+ Afrique, les débats sont houleux, les positions sont contradictoires, et pourtant, personne n’y est censuré. Si le Gabon était réellement répressif, ce champ de bataille intellectuel quotidien aurait disparu depuis longtemps.

    Mais la plus grande ironie réside sans doute dans la posture de ceux qui, tout en se drapant dans le manteau de la défense des intérêts nationaux, ont essuyé des revers électoraux cuisants dès que le peuple a été consulté.

    Il est assez savoureux de constater que ces « voix critiques », après avoir parfois bénéficié de nominations diverses du Président OLIGUI NGUEMA — notamment au sein du Parlement de la Transition — se sont révélées incapables de se faire élire par le suffrage populaire une fois dans l’isoloir. Leur échec électoral est la preuve tangible de leur déconnexion totale avec les aspirations de nos compatriotes.

    Aujourd’hui, alors que le délai de mise en conformité des partis politiques a expiré le 27 juin dernier, nombre de ces acteurs et leurs formations politiques préfèrent la diversion à cette exigence de responsabilité et de légitimité administrative. Où en sont-ils réellement avec cette mise en conformité ? Si l’on est incapable de gérer une formation politique, quelle crédibilité accorder à leurs leçons grandiloquentes à l’échelle de la gestion d’un État ?

    De la même manière, le dossier de détention de l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze est instrumentalisé avec une audace presque risible : transformer une procédure judiciaire, initiée par une plainte privée, en « affaire politique » est une insulte à l’intelligence et à l’indépendance de la justice.

    En définitive, il convient de poser un regard lucide sur le chemin parcouru.

    Le Gabon ne fait pas exception au concert des nations : dans chaque pays, aussi stable soit-il, il existe des difficultés inhérentes à la vie publique, des maladresses administratives ou des dérapages isolés. Ces incidents, bien que regrettables, sont le propre de toute société en mouvement et ne reflètent en rien une politique d’État.

    Il est, en revanche, intellectuellement malhonnête de chercher à ériger ces exceptions en règle générale. Tenter de maquiller des faits isolés en une stratégie répressive systématique ne relève pas de l’analyse, mais de la pure rhétorique politicienne.


    La construction d’une nation est une œuvre de longue haleine qui exige de la responsabilité, et non de la caricature. Le Gabon, sous la présidence de Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, assume sa marche vers le progrès et ne se laissera pas, nous l’espérons, dévier de sa trajectoire par les sirènes du passé, aussi bruyantes soient-elles.

  • Gabon | Le Président de la République exige une refonte totale de la SEEG lors d’un échange avec le personnel

    Libreville, le 29 juin 2026 – Le Chef de l’État, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est entretenu aujourd’hui avec les employés de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) au Centre de formation Jean Violas. Cette discussion directe de près de trois heures s’est déroulée sous le sceau de la transparence, de la responsabilité et du pragmatisme.

    Initié à la demande des salariés, ce rendez-vous concrétise la politique de proximité du Président de la République, axée sur l’écoute mutuelle, la franchise des débats et l’identification de réponses concrètes aux attentes de la population. Cette démarche montre aussi sa volonté d’associer toutes les forces vives à la modernisation du service public.

    En toute transparence, les agents ont partagé les obstacles opérationnels de la structure, les défaillances historiques accumulées ainsi que les impératifs requis pour redresser la SEEG sur le long terme. Ils ont admis que ce projet imposait un effort partagé, une mutation managériale majeure et l’implication totale de chacun.

    Conscient de la situation, le Chef de l’État a martelé qu’un changement pérenne reposait d’abord sur une gestion irréprochable, dictée par l’intégrité, la clarté, l’obligation de résultats et le dévouement public. Il a insisté sur le fait que chaque cadre doit assumer ses responsabilités pour regagner la confiance de la population et rehausser le niveau des prestations.

    Le Président a également rappelé l’importance vitale de la distribution d’eau et d’électricité, deux piliers qu’il érige en droits fondamentaux et en moteurs indispensables pour l’économie, la santé, la formation et le bien-être social. Il a réitéré son engagement ferme à mener à bien les restructurations pour faire de la SEEG une entreprise moderne, efficace et centrée sur le citoyen.

    Au terme de la rencontre, le personnel a réaffirmé son soutien à cette dynamique de modernisation et sa volonté de participer activement à la relance de la société, avec l’ambition partagée de garantir aux usagers des services fiables et de qualité.

    Enfin, le Chef de l’État a inspecté les plateaux techniques du Centre Jean Violas pour évaluer le potentiel de ce pôle stratégique, essentiel pour la montée en compétences et l’évolution des métiers des secteurs de l’eau et de l’électricité au Gabon.

  • Gabon | Crise des unités EDAN : la SEEG dénonce un sabotage et promet des dédommagements

    Lien vers la déclaration (format vidéo)


    À la suite d’importantes pannes sur le réseau de vente d’électricité prépayée, le directeur général de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), Steeve Saurel Legnongo, s’est exprimé à la télévision. Tout en présentant les excuses de l’entreprise, il a garanti le remboursement des clients lésés et annoncé l’ouverture de poursuites judiciaires.

    Un quotidien paralysé et un retour progressif à la normale

    Depuis le 15 juin, l’impossibilité d’acheter des unités EDAN a plongé de nombreux foyers gabonais dans le noir, paralysé l’activité des commerces et suscité une vive colère au sein de la population. Face à cette situation critique, le patron de la SEEG est sorti du silence pour faire le point sur la situation et révéler les causes de cet incident.

    D’entrée de jeu, Steeve Saurel Legnongo a assumé les responsabilités de l’entreprise :

    « Je veux d’abord vous présenter, au nom de la SEEG, nos excuses les plus sincères. »

    Il a rappelé que sa démarche s’inscrit dans la vision du chef de l’État, qui considère l’accès à l’eau et à l’électricité comme une priorité nationale. Au moment de son allocution, le système était de nouveau opérationnel, les équipes techniques restant mobilisées en continu pour stabiliser le service.

    Remboursements et compensations financières

    Pour apaiser le mécontentement général, la direction de la SEEG a pris des engagements fermes vis-à-vis des usagers :

    • Restitution intégrale : Chaque transaction débitée sans délivrance d’unités sera remboursée automatiquement et sans démarches administratives complexes.
    • Dédommagement : Des compensations financières seront versées prochaines aux abonnés. Le directeur général a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une faveur, mais d’un acte concret pour réparer le préjudice subi et rétablir la confiance.

    La piste d’un acte de malveillance interne ou externe

    La déclaration a pris une tournure plus grave lorsque l’origine de la panne a été évoquée. Les premières analyses techniques écartent la thèse du simple bug informatique au profit de celle du sabotage. Des preuves de malveillance ont été détectées sur les systèmes numériques de la SEEG.

    Le directeur général a fustigé cet acte, rappelant que l’État gabonais — désormais actionnaire principal — a récemment injecté des fonds massifs et déployé de nouvelles centrales pour sécuriser le réseau. Un élan de redressement que « des individus ont choisi de saboter ».

    Tolérance zéro et poursuites judiciaires

    La SEEG a immédiatement engagé des poursuites et déposé plainte. Les preuves récoltées lors des audits internes ont été transmises à la justice pour identifier et punir les coupables.

    « La SEEG ne couvrira aucun acte de sabotage, aucune faute grave, aucune manœuvre destinée à nuire au service public », a prévenu fermement Steeve Saurel Legnongo.

    Pour l’avenir, l’entreprise promet de restructurer et de sécuriser ses systèmes informatiques afin d’éviter qu’un tel scénario ne se reproduise. Concluant sur le fait que l’eau et l’électricité sont des droits fondamentaux et non des privilèges, le directeur général sait qu’il est désormais attendu au tournant par des consommateurs échaudés.

  • Le RPM salue « un président d’action, et non un président des maquettes et des New York forums »
    COMMUNIQUÉ DE PRESSE
    Déclaration du Président de la République sur l’Etat de la Nation 


    Le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) a suivi avec une vive attention, le discours sur l’état de la Nation prononcé, ce lundi 15 juin 2026, devant le Parlement réuni en Congrès, par S.E Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

    Le RPM salue la tenue de cet important rendez-vous institutionnel, au cours duquel le Chef de l’Etat s’est adressé avec franchise et responsabilité à la Représentation Nationale et, au-delà, à l’ensemble du peuple gabonais, se présentant comme un Président d’action, un bâtisseur et non comme un ‘‘Président des maquettes et des New-York Forums’’. 

    Le RPM relève avec intérêt les progrès mis en avant dans plusieurs domaines, notamment les infrastructures routières, le logement, les conditions de travail des agents publics et l’entrepreneuriat des jeunes. Il encourage la poursuite des initiatives susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie des populations, entre autres, l’accès à l’eau et à l’électricité, la lutte contre la vie chère, la réforme de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS), l’améliorationdes structures sanitaires et le renforcement des mesures de sécurité de proximité. 

    En outre, le RPM soutient la ferme volonté du Chef de l’Etat d’affirmerla souveraineté économique du Gabon dans les secteurs pétrolier et minier avec la transformation locale des matières premières ainsi que dans celui de la production agricole pour sa sécurité alimentaire. 

    Par ailleurs, Le RPM prend note des annonces stratégiques faites par le Président de la République concernant la réduction du train de vie de l’Etat, la lutte contre la corruption, l’efficacité de la dépense publique, le remboursement de la dette, le paiement des rappels dus aux agents publics, le remboursement de l’épargne des clients de la PosteBank S.A. Le RPM suivra avec une attention soutenue la mise en œuvre effective de ces mesures.

    Fidèle à sa vocation patriotique, le RPM, membre de la majoritéprésidentielle, demeurera une force politique responsable et déterminéeà contribuer, dans le respect de ses convictions, à la consolidation de la démocratie, à la préservation de la stabilité du pays et à la promotion du développement économique et social.

    A cet égard, le RPM invite l’ensemble des gabonaises et des gabonais à demeurer mobilisés autour des valeurs d’unité, de paix, de travail, d’effort et de solidarité prônées par le Chef de l’Etat en vue de la construction du Gabon nouveau. 

    Fait à Libreville, le 15 juin 2026.

    Le Président par intérim 

                                                                                                       Jean-Robert GOULONGANA

  • Gabon | Le Chef de l’Etat reçoit les diplomates africains | Objectifs : les sommets de 2027 et 2030

    Libreville, 12 juin 2026 – Le Palais présidentiel de Libreville a été le théâtre d’un rendez-vous diplomatique majeur ce vendredi. Pour la toute première fois depuis son investiture, le Chef de l’État a réuni en audience collective l’ensemble des chefs de missions diplomatiques des pays africains accrédités en République gabonaise. Ce format inédit marque un tournant stratégique clair : le retour en force d’une diplomatie gabonaise qui replace le continent au cœur de ses priorités, avec l’ambition affichée de faire de Libreville un carrefour incontournable de la scène africaine.

    Au cours de cette rencontre, le Président de la République a exposé sa vision d’une Afrique forte, souveraine et solidaire, axée sur le développement des échanges interafricains et une coopération Sud-Sud pragmatique. Ce partenariat, fondé sur la confiance mutuelle et la complémentarité économique, doit permettre un partage d’expériences direct entre les nations du continent.

    En réponse, les ambassadeurs africains ont unanimement salué la dynamique de transformation actuellement à l’œuvre au Gabon. Qu’il s’agisse des projets d’infrastructures structurants ou des réformes de modernisation économique et sociale, le sillage tracé par Libreville a été qualifié de référence inspirante pour le continent. Pour concrétiser cette volonté de rapprochement, le Chef de l’État a annoncé la relance prochaine des commissions mixtes avec plusieurs pays africains.

    Les échanges ont également permis d’aborder de front les questions consulaires. Le Chef de l’État a réaffirmé l’attachement indéfectible du Gabon aux conventions internationales et à la protection consulaire, précisant que des instructions fermes avaient été transmises aux administrations compétentes pour garantir le respect de ces engagements.

    Toutefois, le message présidentiel s’est voulu aussi chaleureux qu’exigeant à l’égard des communautés sœurs résidant sur le sol gabonais. Tout en rappelant que la tradition d’accueil du Gabon reste pleine et entière, le Chef de l’État a souligné que le respect strict des lois et règlements de la République s’impose sans exception à tous les ressortissants étrangers, l’hospitalité devant impérativement aller de pair avec la rigueur de la loi.

    Face à l’actualité brûlante du continent, et notamment la situation des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), Libreville a fermement choisi la carte de la diplomatie constructive plutôt que celle de la rupture. Le Président a délivré un message de fraternité et de solidarité, rappelant que la primauté du dialogue, de l’écoute et de la concertation demeure la meilleure réponse de l’unité africaine face aux crises politiques et sécuritaires.

    Cette volonté affirmée de leadership et de cohésion se traduit par deux ambitions concrètes sur l’agenda international. Le Gabon a officiellement positionné ses candidatures pour l’organisation de deux sommets d’envergure :

    • La 9e Réunion semestrielle de coordination Union africaine – Communautés économiques régionales (UA-CER), prévue en juillet 2027.
    • Le 21e Sommet de la Francophonie, programmé pour 2030.

    Par cette initiative diplomatique d’envergure, Libreville rappelle que le destin du continent doit être pris en main par ses propres acteurs. Un cap stratégique que le Chef de l’État a résumé en une formule forte : « La construction de l’Afrique se fera d’abord par les Africains eux-mêmes ».

  • Gabon | Désinformation chez Info241.ga : un bug informatique n’est pas de la mendicité

    Libreville, le 5 juin 2026 | L’article publié par Info241, affirmant que le site de la Présidence de la République gabonaise en est « réduit à mendier son hébergement web », relève de la pure désinformation.

    Screenshot

    Il ne s’agit nullement d’un défaut de paiement ou de « cyber-mendicité », mais d’un simple bug informatique mineur, une anomalie technique temporaire qui a depuis été totalement corrigée.

    Qui peut sérieusement croire que la première institution du pays viendrait à manquer de ressources financières pour s’acquitter des frais dérisoires d’un site internet ?

    Pis, l’auteur de l’article tente maladroitement de lier cet incident à la suspension des réseaux sociaux. Rappelons qu’un site web institutionnel n’est en aucun cas un réseau social : il n’est donc pas concerné par cette suspension. Ce rapprochement forcé démontre une envie de nuire et un manque flagrant de déontologie journalistique.

    Le rôle premier du journaliste est de vérifier l’information à la source avant de publier. En choisissant de bâtir un récit satirique et malveillant sur la base d’un affichage technique erroné, l’auteur s’écarte de la rigueur journalistique. Cette démarche, guidée par la seule intention de nuire à l’image de l’État et de chercher le sensationnalisme à des fins de « buzz », jette malheureusement l’opprobre sur un noble métier.

    Après vérification, comme l’exigent les codes du milieu, nous pouvons affirmer ici et maintenant que la vitrine numérique de la Présidence de la République fonctionne normalement. Cette vérification technique élémentaire aurait suffi à éviter la propagation de cette fausse information.