Libreville, le 30 mars 2026 – Depuis quelques jours, une agitation fĂ©brile sâempare dâune certaine classe politique autour de lâordonnance portant nouveau Code de la nationalitĂ© en RĂ©publique gabonaise. Entre interprĂ©tations fallacieuses et purs mensonges, les professionnels de la dĂ©sinformation tentent dĂ©sespĂ©rĂ©ment de ternir le courage politique des autoritĂ©s actuelles.
Que les patriotes nâoublient pas les errements dâavant le 30 aoĂ»t 2023 ; ces dĂ©rives que les donneurs de leçons dâaujourdâhui tolĂ©raient par pur opportunisme.
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Nombre de ceux qui crient aujourdâhui Ă lâexclusion sont les mĂȘmes qui, hier, regardaient sans sourciller une certaine « lĂ©gion Ă©trangĂšre » sâaccaparer les leviers du pouvoir, mĂ©prisant les fils et filles du pays. Quel Gabonais digne de ce nom a oubliĂ© ces mercenaires de la RĂ©publique, parvenus au sommet de lâĂtat, qui affirment aujourdâhui avec une arrogance insupportable quâils ne remettront plus les pieds au Gabon ? AprĂšs avoir pillĂ© nos ressources et joui de tous les privilĂšges, ils sâĂ©tonnent que le Gabon se protĂšge ?
Lâacte hĂ©roĂŻque du 30 aoĂ»t 2023 n’Ă©tait pas un simple changement de rĂ©gime, mais un serment de protection de notre souverainetĂ© nationale.
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Les manipulateurs agitent le spectre de lâapatridie pour effrayer lâopinion. Câest une insulte Ă la rigueur juridique de ce texte. Lâarticle 9 est sans Ă©quivoque : « la RĂ©publique Gabonaise admet le cumul de nationalitĂ©s ». Mieux, ce mĂȘme article, tout comme lâarticle 18, Ă©rige un rempart infranchissable : aucune mesure de retrait ou de renonciation Ă la nationalitĂ© ne peut ĂȘtre validĂ©e si elle rend lâindividu apatride. Cesser de mentir est un prĂ©alable au dĂ©bat dĂ©mocratique.
Le Gabon respecte ses engagements internationaux, mais il refuse dĂ©sormais dâĂȘtre une terre de passage pour des opportunistes sans attache ni allĂ©geance Ă la RĂ©publique.
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Lâarticle 64 fait trembler ceux qui confondent opposition politique et subversion criminelle. Il ne sâagit pas de museler la critique, mais de sanctionner ceux qui, de mĂšche avec des intĂ©rĂȘts Ă©trangers, travaillent activement au renversement de nos institutions dĂ©sormais dĂ©mocratiquement Ă©lues. La procĂ©dure est claire, graduelle et juste : injonction, dĂ©lai de rĂ©flexion et de ressaisissement de trois Ă six mois, puis sanction. Celui qui refuse de choisir son camp entre le Gabon et ses ennemis sâexclut de lui-mĂȘme de la communautĂ© nationale. La nationalitĂ© nâest pas un simple papier, câest un contrat de loyautĂ© envers la Patrie.
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La mauvaise foi atteint son paroxysme lorsque certains prĂ©tendent que lâarticle 58 menace les Gabonais dâorigine ou ceux ayant un parent Ă©tranger. Câest un mensonge ! Cet article vise exclusivement les naturalisĂ©s ou ceux ayant acquis la nationalitĂ©. La rĂšgle est simple : on ne confie pas les clĂ©s de la dĂ©fense, de la justice, du gouvernement ou de la PrĂ©sidence de la RĂ©publique Ă des citoyens de premiĂšre gĂ©nĂ©ration n’ayant pas encore prouvĂ© leur ancrage dĂ©finitif dans le destin national. Câest une mesure de sĂ©curitĂ© nationale Ă©lĂ©mentaire, pratiquĂ©e par de nombreuses dĂ©mocraties souveraines.
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Certains manipulateurs forcent le trait en prĂ©tendant quâune ordonnance serait devenue un acte opaque, voire clandestin. Ils feignent d’oublier que c’est le Parlement lui-mĂȘme qui a autorisĂ© le PrĂ©sident de la RĂ©publique Ă lĂ©gifĂ©rer par ordonnance. Mieux, ils omettent de rappeler que ce mĂȘme Parlement devra nĂ©cessairement se prononcer sur lâessence de cette ordonnance, conformĂ©ment aux procĂ©dures de ratification en vigueur. Que ne lira-t-on pas et nâentendra-t-on pas de la part de certains pour saturer lâespace mĂ©diatique ?
Cette rĂ©forme est, en dĂ©finitive, un acte de courage et de salubritĂ© publique qui vient clore le chapitre sombre de la braderie de notre identitĂ©. Que les marchands de peur se taisent, surtout lorsqu’ils furent les lĂąches complices dâune certaine « lĂ©gion Ă©trangĂšre » de triste mĂ©moire. Nous demeurons en paix avec tous les Gabonais qui choisissent prioritairement le Gabon, le chĂ©rissent et ne conspirent guĂšre contre ses institutions dĂ©mocratiquement Ă©lues.
Pour moi quoi. Dans la Paix du Fils de lâAutre.
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